Se conformer au RGPD : une nécessité pour renforcer la sécurité juridique de son entreprise

La protection des données personnelles n’a jamais été la principale préoccupation des chefs d’entreprise. Or, avec l’entrée en vigueur du RGPD, les dirigeants doivent se mettre en conformité avec cette nouvelle réglementation dans les plus brefs délais. En effet, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) veille à l’application de ce règlement européen. Ne pas s’y conformer peut menacer la sécurité juridique de sa société.

Comprendre la portée du RGPD

Le RGPD a fait l’objet de nombreux débats au sein du parlement européen avant d’être adopté. Le texte prévoit des mesures plus contraignantes pour la protection des données à caractère personnel. Dans un contexte où internet connait un essor sans précédent, les autorités compétentes souhaitent mieux encadrer les activités digitales. Les abus commis par certains géants du web ont notamment poussé les parlementaires à remplacer la directive 95/46 CE par un règlement nettement plus coercitif.

Désormais, les établissements qui se spécialisent dans la collecte ou le traitement de données ont l’obligation de désigner un Data Protection Officer (DPO). Ce spécialiste veille constamment au respect des normes en vigueur et procède régulièrement à des audits de conformité. En France, cet intervenant fait aussi office de Correspondant Informatique et Libertés (CIL). Par conséquent, il représente la société qui l’emploie devant la CNIL.

Contrairement aux idées reçues, les dispositions du RGPD ne concernent pas uniquement les structures qui œuvrent dans le secteur des nouvelles technologies. Ce règlement européen s’applique à tous les établissements qui possèdent un système d’information, y compris les services publics. À ce titre, pratiquement tous les chefs d’entreprise doivent solliciter des spécialistes pour se conformer au RGPD.

Se mettre en conformité avec le RGPD : les opérations à accomplir

Les obligations qui pèsent sur une structure dépendent de plusieurs facteurs. Selon leurs domaines d’activité et la nature des données collectées, il faut prévoir des changements importants dans la manière de sécuriser son patrimoine informationnel. Pour connaitre les étapes à suivre, les dirigeants ont intérêt à solliciter la CNIL ou un DPO. Cette seconde option sera bien plus profitable puisque le spécialiste contacté se chargera des opérations de mise en conformité.

D’un point de vue général, il s’agira préalablement de réaliser une cartographie exhaustive des données en vue de créer un registre de traitement. Ce dernier facilitera grandement la réalisation des audits. En cas de contrôle, la présentation de cette base de données unifiée permettra déjà d’éviter les sanctions. Bien entendu, les agents de la CNIL se pencheront sur les workflows pour identifier d’éventuels processus suspects. D’où l’intérêt de solliciter un expert pour détecter les failles de sécurité. Les intéressés peuvent d’ailleurs louer les services d’un DPO mutualisé pour réduire le coût des opérations. Les dirigeants doivent seulement faire quelques recherches sur internet pour trouver ce profil.