Le Made in France, toujours une valeur sûre ?

France

Le marquage Made in France est devenu une manière de booster les ventes. Ainsi, il n’est pas rare que les consommateurs vérifient la présence de cette mention avant de sortir leurs chéquiers. Les marques sont conscientes de ce facteur. Elles n’hésitent donc pas à utiliser l’information comme un argument commercial. Il faut cependant se poser certaines questions notamment sur les qualités et les conditions du Made in France.

Comment définir le made in France ?

La présence de ce terme sur un article signifie qu’il est de fabrication française. Pourtant, cela n’est pas toujours le cas. Sachez qu’il s’agit en fait d’une mention facultative. Tous les fabricants peuvent alors intégrer l’information sur leurs produits. En effet, les articles ne subissent pas d’audit au préalable puisque le made in France n’est pas un label.

La mention est donc loin de garantir la qualité. Ceci dit, il faut éviter de mettre tous les artisans dans le même panier. Certaines marques emploient des artisans qualifiés Français et possèdent des ateliers en France. De ce fait, ils sont capables de créer des produits innovants et parfaitement aux normes. Trois conditions sont nécessaires afin d’apposer le terme sur un article.

D’abord, le produit devrait montrer des codifications douanières divergentes. Une peau de cuir est par exemple importée d’Italie. La matière sera codifiée auprès des services douaniers. Ensuite, elle subira des étapes de transformation en France pour produire un sac à main fini. Enfin, l’article apportera au minimum 45 % de valeur ajoutée.

Pourquoi le made in France est-il difficile à appréhender ?

Le made in France est souvent source de confusion. En effet, les entreprises peuvent intégrer le marquage dans différents cas. Pour réduire les coûts de main-d’œuvre, une société peut délocaliser une partie de ses tâches dans un pays du tiers monde. La plupart des processus de production sont donc déjà terminés au moment de fouler le sol Français.

Une fois sur le territoire, l’atelier reprendra le relais en apportant des finitions. Dans le secteur textile, les ouvriers Français mettront par exemple les boutons ou une broderie. Dans ce cas précis, le produit n’est pas made in France. En d’autres termes, un produit devrait subir une transformation substantielle après son passage en douane. Pourtant, les entreprises apposent parfois l’annotation.

Dans le cas d’un blouson en cuir, la matière sera commandée à un pays étranger. Et l’assemblage est ensuite effectué en France. Dans cette circonstance, il est possible d’écrire la mention. Il faut aussi savoir que les enseignes sont libres d’indiquer le renseignement. Cela ne s’applique pas pour les produits alimentaires ou agricoles. Dans les deux situations, elle est obligatoire.

Les couches par abonnement

Depuis plusieurs décennies, le mode de consommation a évolué en parallèle avec l’avènement d’Internet. Il est donc envisagé de commander presque tous les articles usuels grâce à un simple clic. Il y a bien entendu un autre élément important pour l’achat en ligne. Il s’agit du compte bancaire. L’opération est notamment appliquée sur les couches par abonnement.

Son fonctionnement est simple. Les parents devront seulement choisir des couches parmi des milliers de marques. Il existe de nombreux critères de choix comme les matières de fabrication ou le nombre de couches dans le package. Il est aussi réalisé d’opter uniquement pour les produits issus d’une entreprise française. La démarche vise notamment à promouvoir l’économie.

Si vous comptiez adopter le made in France, il est donc judicieux de sélectionner les sociétés qui disposent d’un atelier dans l’hexagone. Vous serez ainsi en mesure de tracer la provenance réelle du produit. Vous éviterez aussi de tomber sur des articles Frenchwashing. Par ailleurs, vous pourriez assurer sa qualité et la transparence de ses composants.